Micocoulier pâle discolore
Variété de micocoulier du désert, un arbuste épineux de la famille des Cannabaceae, endémique des écosystèmes arides.
Celtis pallida est un arbuste épineux et dense qui prospère dans les déserts rocailleux et les canyons arides du sud des États-Unis, du Mexique et de certaines régions sèches d'Amérique latine. Il se reconnaît à ses rameaux coudés en zigzag armés d'épines et à son écorce gris clair doublée de petites feuilles vert grisâtre, une teinte délavée par le soleil que souligne directement son épithète latin pallida (« pâle »).
Ce micocoulier xérophyte appartient à la famille des Cannabaceae. Il a été décrit scientifiquement en 1859 par le botaniste américain John Torrey dans le rapport d'exploration de la frontière américano-mexicaine dirigé par William H. Emory ; certaines classifications contemporaines le rattachent comme sous-espèce au taxon sud-américain Celtis ehrenbergiana.
Ce buisson vigoureux, parfois dressé en petit arbre de 1 à 6 mètres de haut, forme des fourrés impénétrables grâce à ses branches rigides qui changent légèrement d'angle à chaque nœud, créant un motif caractéristique en zigzag.
Les jeunes rameaux couverts d'écorce gris pâle portent des épines stipulaires droites, solides et acérées, mesurant de 5 à 25 millimètres de long.
Les feuilles alternes sont petites, longues de 1 à 4 centimètres, de forme ovale à oblongue avec trois nervures principales partant de la base asymétrique.
Leur surface vert pâle est scabre — rugueuse au toucher comme du papier de verre fin en raison de poils raides minéralisés — avec des bords entiers ou munis de quelques dents grossières.
Floraison principale au printemps (mars à mai) et parfois jusqu'en automne après les pluies.
Les petites drupes orangées et sucrées de Celtis pallida sont comestibles : les peuples autochtones des déserts nord-américains, notamment les Seri et les Tohono O'odham, les consommaient fraîches, séchées ou broyées avec leur noyau croquant pour en faire des galettes nutritives.
Dans l'aménagement paysager des régions arides (xériscaping), l'arbuste est planté pour créer des haies défensives sans arrosage, stabiliser les sols érodés et offrir un refuge ainsi qu'une source de nourriture aux oiseaux et aux papillons comme Asterocampa leilia.
Sous le soleil brûlant du désert de Sonora, où l'évaporation dépasse de loin les précipitations, Celtis pallida combine plusieurs dispositifs physiques qui limitent la perte d'eau tout en protégeant son feuillage nutritif contre les herbivores affamés.
Cependant, cette armure laisse passer de petits alliés spécialisés : les oiseaux frugivores comme le phainopeple (Phainopepla nitens) se faufilent entre les épines pour se nourrir des drupes orangées ainsi que des baies du gui du désert (Phoradendron californicum) qui vit souvent fixé sur ses branches.
L'agencement précis entre la chimie de surface de la feuille, la géométrie défensive des rameaux et l'attractivité visuelle du fruit illustre une intégration remarquable où chaque structure répond exactement aux pressions du milieu aride.
Variété de micocoulier du désert, un arbuste épineux de la famille des Cannabaceae, endémique des écosystèmes arides.
Synonymes du taxon : Celtis tala var. pallida, Celtis tala f. subpilosa, Celtis spinosa var. pallida, Celtis tala f. subtomentosa, Momisia lancifolia, Momisia pallida
Celtis brasiliensis
Arbre à feuilles caduques ou arbuste grimpant sud-américain appartenant à la famille des Cannabaceae.
Celtis gomphophylla
Arbre de la famille des Cannabaceae, largement répandu en Afrique subsaharienne, à Madagascar et aux …
Celtis caudata
Espèce d'arbre de la famille des Cannabaceae, largement répandue au Mexique et en Amérique centrale.
Celtis chichape
Arbuste ou petit arbre persistant de la famille des Cannabaceae, endémique d'Amérique du Sud.