Montie des fontaines
Montia fontana
Plante herbacée cosmopolite des sources d'eau pure et des ruisseaux frais, formant des coussins vert …
La Montia howellii est une plante herbacée annuelle minuscule, presque invisible pour un œil non averti, qui forme de petites touffes prostrées de 1 à 6 centimètres de diamètre sur les terres basses détrempées par les pluies d'hiver le long de la côte pacifique nord-américaine. Son épithète spécifique howellii rend hommage au botaniste autodidacte américain Thomas Jefferson Howell (1842-1912), qui découvrit l'espèce sur l'île Sauvies dans le fleuve Columbia, en Oregon.
Ce taxon a été décrit scientifiquement en 1888 par le botaniste Sereno Watson dans les Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences. Il a parfois été rattaché autrefois aux genres Claytonia ou Montiastrum avant d'être maintenu dans le genre Montia au vu des analyses phylogénétiques contemporaines.
Cette plante annuelle glabre développe des tiges extrêmement fines, ramifiées dès la base, qui rampent à même la boue et s'enracinent volontiers aux nœuds. Les tissus prennent souvent une teinte rougeâtre ou cuivrée sous l'effet du froid et de la lumière vive.
Les feuilles sont alternes, étroitement linéaires à spatulées, mesurant de 5 à 20 millimètres de long pour à peine 0,5 à 1,5 millimètre de large. Fait marquant chez ce taxon, la base foliaire s'élargit en deux marges membraneuses transparentes (marges scarieuses) évoquant de petites stipules engainantes.
Les fleurs minuscules sont regroupées par 2 à 8 en petits fascicules axillaires sous-tendus par une bractée opposée à la feuille, à bords largement scarieux. Chaque fleur est portée par un pédicelle très court de 1 à 4 millimètres qui se recourbe vers le sol après la fécondation.
Février à mai
Contrairement à la majorité des plantes herbacées qui attendent le réchauffement printanier, la Montia howellii accomplit l'essentiel de son cycle biologique au cœur de l'hiver humide et frais du Nord-Ouest pacifique. Ses graines germent dès les premières pluies d'automne, permettant à la plantule d'exploiter la lumière au ras du sol alors que les graminées vivaces environnantes sont encore en dormance.
Pour ne pas gaspiller de ressources métaboliques sous les averses froides de février ou mars, où les insectes pollinisateurs sont quasi absents, l'espèce a réduit sa corolle au strict minimum, supprimant souvent ses pétales pour pratiquer l'autopollinisation directe. Dès que l'ovule est fécondé, le court pédicelle floral s'arque activement vers le bas (géocarpie partielle ou courbure post-florale) : ce mouvement dépose les graines mûres directement dans la pellicule de vase humide au pied de la plante mère, assurant leur maintien exact dans le micro-habitat favorable pour l'hiver suivant.
Synonymes du taxon : Montiastrum howellii, Maxia howellii, Claytonia howellii
Montia fontana
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Plante herbacée vivace à feuilles charnues, formant de petits tapis sur les rochers suintants et …
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Montia chamissoi
Plante herbacée vivace des milieux humides et des ruisseaux frais d'Amérique du Nord, formant des …