Samadéra de Bailey (Samadera baileyana)

Silhouette: T. Michael Keesey / Licence

Samadera baileyana (Quassia baileyana) : botanique et habitat

Samadera baileyana est un arbuste ou un petit arbre de sous-bois au feuillage persistant et lustré, qui vit exclusivement dans les forêts tropicales humides du nord-est du Queensland, en Australie. Son épithète spécifique baileyana honore Frederick Manson Bailey (1827–1915), éminent botaniste colonial du Queensland qui étudia en profondeur la flore de cette région.

Membre d'une lignée tropicale riche en composés amers, ce taxon a été décrit sous ce nom en 1905 par le botaniste allemand Adolf Engler à partir du basionyme Hyptiandra bidwillii var. grandiuscula de Bailey, tandis que les classifications modernes le rattachent souvent au nom accepté Quassia baileyana (Engl.) Nooteboom.

Taxonomie

  • ∟ царство Plantae
  • ∟ embranchement Tracheophytes (Plantes vasculaires)
  • ∟ sous-embranchement Spermatophytes (Plantes à graines)
  • ∟ Angiosperms
  • ∟ mesangiosperms (Mésangiospermes)
  • ∟ eudicots (Eudicotylédones)
  • ∟ core eudicots
  • ∟ Superrosids
  • ∟ rosids
  • ∟ malvids
  • ∟ ordre Sapindales
  • ∟ famille Simaroubaceae (Simaroubacées)
  • ∟ genre Samadera (Samadère)
  • ∟ espèce Samadera baileyana (Samadéra de Bailey)

Pouls Vivant

Morphologie

Port et feuilles

Dans l'ombre humide du sous-bois, la plante forme un arbuste ou un petit arbre pouvant atteindre 2 à 6 mètres de hauteur, à l'écorce lisse et sombre.

Ses feuilles sont simples, alternes, de forme elliptique à oblancéolée, avec un limbe glabre et coriace au bord entier qui présente des glandes discrètes sur sa face inférieure.

Fleurs et fruits

Les inflorescences sont portées par de fins pédoncules — les tiges florales principales — qui émergent à l'aisselle des feuilles ou directement sur les rameaux :

  • Les petites fleurs régulières possèdent un calice court et 4 à 5 pétales charnus entourant un gynophore, un petit socle central sur lequel repose l'ovaire.
  • Après la floraison, chaque fleur peut donner naissance à un groupe de 1 à 5 méricarpes (des fruits élémentaires semblables à de petites drupes comprimées et légèrement carénées) qui virent au rouge ou au brun-orangé à maturité.

Faits intéressants

Un bouclier chimique à base de quassinoïdes

Pour survivre dans les forêts pluviales de la région de Daintree et de Cooktown, où la pression des insectes herbivores est constante toute l'année, Samadera baileyana ne mise pas sur des épines mais sur une défense moléculaire interne. Ses tissus renferment des quassinoïdes — des lactones triterpéniques dégradées au goût extrêmement amer — qui découragent immédiatement le broutage des feuilles tendres et des graines sans alourdir la plante.

La multiplication du fruit à partir d'une seule fleur

L'architecture reproductrice de cet arbuste illustre une remarquable économie de moyens adaptée à la pénombre du sous-bois :

  • Plutôt que d'ouvrir de nombreuses fleurs coûteuses en énergie, une seule fleur abrite des carpelles libres (des loges ovariennes indépendantes posées côte à côte sur le disque floral).
  • Après la pollinisation, ces carpelles se séparent en grandissant pour former jusqu'à cinq fruits distincts et charnus sur un même pédicelle, multipliant les chances de dispersion par les oiseaux frugivores de la forêt australienne.

Géographie de distribution

  • Australie

Informations techniques

Synonymes du taxon : Quassia baileyana, Simaba baileyana, Hyptiandra bidwillii var. grandiuscula

Bases de données externes : GBIF, POWO, Tropicos

Voir aussi

Picrasme

Picrasme

Picrasma

Genre d'arbres et d'arbustes de la famille des Simaroubaceae, connus pour l'extrême amertume de leur …