Jujubier pubescent commun (Ziziphus pubescens subsp. pubescens)

Jujubier pubescent
Silhouette: T. Michael Keesey / Licence

Ziziphus pubescens subsp. pubescens : arbre sans épines d'Afrique

Ziziphus pubescens subsp. pubescens est la sous-espèce nominale d'un arbuste ou arbre de taille moyenne qui peuple les galeries forestières, les plaines alluviales et les savanes boisées d'Afrique orientale et australe. Son épithète pubescens fait directement référence au fin duvet de poils courts et doux qui recouvre ses jeunes rameaux ainsi que ses feuilles, tandis que sa silhouette surprend les botanistes par l'absence totale d'épines sur les tiges adultes.

L'espèce a été décrite en 1868 par le botaniste britannique Daniel Oliver dans le premier volume de la Flora of Tropical Africa. La distinction de la sous-espèce type pubescens permet de la séparer des populations plus septentrionales à feuilles presque glabres (subsp. glabra), tout en conservant son statut accepté dans les référentiels POWO, WFO et GBIF.

Taxonomie

  • ∟ царство Plantae
  • ∟ embranchement Tracheophytes (Plantes vasculaires)
  • ∟ sous-embranchement Spermatophytes (Plantes à graines)
  • ∟ Angiosperms
  • ∟ mesangiosperms (Mésangiospermes)
  • ∟ eudicots (Eudicotylédones)
  • ∟ core eudicots
  • ∟ Superrosids
  • ∟ rosids
  • ∟ ordre Rosales
  • ∟ famille Rhamnaceae
  • ∟ genre Ziziphus
  • ∟ espèce Ziziphus pubescens
  • ∟ sous-espèce Ziziphus pubescens subsp. pubescens (Jujubier pubescent commun)

Pouls Vivant

Morphologie

Port et particularité des rameaux

Ce ligneux se développe en un buisson élancé ou un arbre pouvant atteindre 3 à 12 mètres de haut (parfois davantage dans les forêts riveraines humides), coiffé d'une couronne étalée et couverte d'une écorce grise lisse qui devient finement fissurée avec l'âge. Alors que la quasi-totalité des espèces du genre Ziziphus transforment leurs stipules (petits appendices situés à la base du pétiole) en redoutables paires d'épines, ce taxon est inerme, ses stipules restant de minuscules écailles souples qui tombent rapidement.

Feuilles, fleurs et fruits

  • Feuillage : les feuilles alternes, portées par un pétiole pubescent de 3 à 8 mm, présentent un limbe elliptique à oblong-ovale de 2,5 à 8 cm de long, à base légèrement asymétrique, parcouru par trois nervures principales bien marquées dès la base et bordé de crénelures régulières dans sa moitié supérieure.
  • Fleurs : réunies en petites cymes axillaires (groupes floraux ramifiés) densément velues, les fleurs actinomorphes d'environ 3 à 4 mm de diamètre déploient cinq sépales triangulaires jaunâtres à verdâtres et un disque nectarifère plat entourant un ovaire à deux loges.
  • Fruits : contrairement aux gros jujubes charnus et juteux d'autres espèces, le fruit est une petite drupe subglobuleuse à ellipsoïde de 7 à 10 mm de diamètre, coiffée des restes du style, à pulpe mince et presque sèche devenant brun rougeâtre à maturité.

Période de floraison

Floraison concentrée au début de la saison des pluies australe et orientale, d'octobre à février selon la latitude.

Janv
Fév
Mar
Avr
Mai
Juin
Juil
Août
Sep
Oct
Nom
Déc

Applications

En Afrique de l'Est et du Sud-Est, le bois dense, dur et à grain fin de Ziziphus pubescens subsp. pubescens est recherché par les artisans ruraux. Sa résistance mécanique aux chocs et au fendage le rend particulièrement adapté à la fabrication de manches d'outils agricoles (houes, haches), de pilons domestiques, de perches de construction ainsi qu'à la production d'un charbon de bois à fort pouvoir calorifique.

Dans la pharmacopée traditionnelle locale, des décoctions d'écorce et de feuilles sont ponctuellement employées en usage externe ou interne pour apaiser les affections respiratoires et cutanées. En revanche, ses petits fruits à pulpe sèche et peu sucrée ne font pas l'objet d'une exploitation fruitière comparable à celle du jujubier commun.

Faits intéressants

Pourquoi ce jujubier a-t-il renoncé à ses épines ?

Dans les savanes africaines parcourues par les grands herbivores brouteurs, la quasi-totalité des représentants du genre Ziziphus survit grâce à une armure défensive redoutable : une épine droite associée à une épine recourbée en crochet à chaque nœud. Pourtant, Ziziphus pubescens subsp. pubescens prospère sans la moindre épine, illustrant un réinvestissement précis de ses ressources biologiques en fonction de sa niche écologique.

Réallocation énergétique entre défense et compétition lumineuse

  • Le refuge des galeries riveraines : en s'installant principalement dans les fourrés denses des berges de rivières et les dépressions alluviales saisonnièrement inondées, l'arbre évolue dans un milieu fermé où la compétition principale n'est plus la dent des grands mammifères de plaine, mais la course verticale vers la lumière face aux autres arbres.
  • Économie de carbone : fabriquer des épines lignifiées à chaque feuille représente un coût métabolique élevé ; en supprimant cette dépense, la plante réoriente ses sucres vers l'allongement rapide de ses tiges et vers son indument pubescent (tapis de poils microscopiques).
  • Bouclier thermique et anti-insectes : ce duvet serré sur les jeunes feuilles joue un double rôle d'ingénierie foliaire : il piège une fine couche d'air immobile (la couche limite) qui freine l'évaporation lors des saisons sèches, tout en formant un obstacle mécanique contre les mandibules des insectes phytophages qui abondent au bord de l'eau.

Géographie de distribution

  • Éthiopie
  • Somalie
  • Kenya
  • Ouganda
  • Tanzanie
  • République démocratique du Congo
  • Zambie
  • Malawi
  • Mozambique
  • Zimbabwe
  • Afrique du Sud

Informations techniques

Synonymes du taxon : Celtis polyclada

Bases de données externes : GBIF, POWO

Voir aussi

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Genre d'arbres et d'arbustes de la famille des Simaroubaceae, connus pour l'extrême amertume de leur …