Montia meridensis

Silhouette: T. Michael Keesey / Licence

Montia meridensis : botanique et habitat de cette plante des Andes

Montia meridensis est une petite plante herbacée vivace des hautes montagnes tropicales, qui forme des touffes basses et charnues au bord des ruisseaux froids et des tourbières dans les Andes du Venezuela. Son épithète spécifique meridensis fait directement référence à la cordillère de Mérida, l'unique massif montagneux où cette plante habite à l'état sauvage.

L'espèce a été décrite scientifiquement en 1916 par le botaniste allemand Hermann Friedrich, d'après des spécimens récoltés dans la zone alpine des Andes vénézuéliennes où le genre Montia occupe les niches humides d'altitude.

Taxonomie

  • ∟ царство Plantae
  • ∟ embranchement Tracheophytes (Plantes vasculaires)
  • ∟ sous-embranchement Spermatophytes (Plantes à graines)
  • ∟ Angiosperms
  • ∟ mesangiosperms (Mésangiospermes)
  • ∟ eudicots (Eudicotylédones)
  • ∟ core eudicots
  • ∟ Superasterids
  • ∟ ordre Caryophyllales
  • ∟ famille Montiaceae
  • ∟ genre Montia (Montie)
  • ∟ espèce Montia meridensis

Pouls Vivant

Morphologie

Appareil végétatif

La plante présente un port prostré et gazonnant, constitué de tiges grêles et glabres qui s'enracinent facilement au niveau des nœuds — les points d'attache des feuilles sur la tige — au contact de la boue humide. Cette croissance rampante lui permet de tisser de petits tapis denses à quelques centimètres seulement au-dessus du substrat.

  • Les feuilles opposées, charnues et spatulées à obovales, s'atténuent à la base en un court pétiole dont les marges membraneuses embrassent partiellement la tige.
  • L'épiderme glabre, dépourvu de tout poil, recouvre un tissu foliaire gorgé d'eau qui résiste au dessèchement provoqué par le vent froid d'altitude.

Fleurs et capsules

Les petites fleurs actinomorphes, solitaires ou réunies en cymes pauciflores — de courtes inflorescences ne portant que quelques fleurs —, dressent leurs cinq pétales blancs à légèrement rosés au-dessus du feuillage.

  • Le calice se compose de deux sépales herbacés suborbiculaires qui persistent autour du fruit tout au long de sa maturation.
  • Le fruit est une capsule globuleuse à trois valves qui expulse à maturité jusqu'à trois graines noires et lisses.

Faits intéressants

Vivre au rythme de l'été le jour et de l'hiver la nuit

Dans les páramos de la cordillère de Mérida, situés au-dessus de 3 000 mètres d'altitude, Montia meridensis affronte un climat équatorial de haute montagne où l'ensoleillement intense de la journée cède chaque nuit la place à des températures proches du gel. Pour éviter que ses tissus gorgés d'eau n'éclatent sous l'effet du froid nocturne, la plante combine un port ultra-compact et un habitat strictement lié aux suintements d'eau.

  • En demeurant plaquée contre les mousses saturées d'eau vive, elle bénéficie de l'inertie thermique du ruissellement souterrain, qui maintient les racines et les bourgeons à l'abri des gelées blanches.
  • Lorsque ses capsules à trois valves arrivent à maturité et sèchent au soleil andin, leurs parois se rétractent brusquement par ballochorie — une projection mécanique par ressort — pour projeter les graines à distance dans la vase humide.

Géographie de distribution

  • Venezuela (Cordillère de Mérida)

Informations techniques

Synonymes du taxon : Mona meridensis

Bases de données externes : GBIF, POWO, Tropicos

Voir aussi

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Espèce herbacée vivace endémique de Nouvelle-Zélande, caractérisée par des tiges rampantes et des fleurs blanches …