Picrasme faux-quassia devenant glabre
Une forme botanique de Picrasma quassioides, caractérisée par des feuilles et des tiges glabrescentes.
Apprécié pour ses couleurs automnales flamboyantes passant de l'orange vif au rouge, cet arbuste à feuilles caduques est originaire des régions tempérées d'Asie du Sud et de l'Est. Il se rencontre naturellement depuis le Pakistan jusqu'au Japon, en passant par l'Himalaya et la Chine.
Cette espèce, connue au Japon sous le nom de nigaki (bois amer), possède toutes ses parties imprégnées d'une amertume extrêmement intense. Son écorce et son bois font l'objet d'utilisations médicinales et agricoles séculaires.
Cet arbuste ou petit arbre peut atteindre une hauteur de 10 à 15 mètres, et plus rarement jusqu'à 20 mètres. Son tronc, pouvant mesurer jusqu'à 50 centimètres de diamètre, est recouvert d'une écorce lisse de couleur gris-brun foncé.
Les caractéristiques morphologiques majeures sont les suivantes :
Cette espèce présente une ressemblance visuelle frappante avec Phellodendron amurense. Elle s'en distingue toutefois aisément par son écorce interne qui ne possède pas la couleur jaune vif caractéristique de ce dernier.
Printemps (avril à juin)
L'écorce séchée de cette plante est officinale et enregistrée dans la pharmacopée japonaise sous le nom de Nigaki ou Kuboku. Riche en principes amers, elle est traditionnellement utilisée comme tonique gastrique, antibactérien et fébrifuge.
Les extraits de son bois agissent comme un insecticide naturel puissant. Ils sont très prisés en agriculture biologique pour lutter contre divers parasites et insectes nuisibles sans recourir à des produits chimiques de synthèse.
Le bois, léger mais dur et facile à travailler, trouve également preneur dans l'artisanat d'art, comme la marqueterie traditionnelle de Hakone. Son goût amer prononcé interdit toutefois son utilisation pour la fabrication d'ustensiles de table ou de vaisselle.
Dans la langue du peuple autochtone Aïnou d'Hokkaido, cette plante est parfois appelée le « bois qui tue les cerfs ». Cette appellation insolite découle du fait que les cervidés évitent soigneusement d'en consommer les feuilles, ou que les chasseurs l'utilisaient pour créer des barrières naturelles.
Le nom de genre Picrasma dérive du mot grec signifiant « amertume », ce qui souligne le goût extrêmement prononcé qui caractérise chaque fragment de cette plante.
Une forme botanique de Picrasma quassioides, caractérisée par des feuilles et des tiges glabrescentes.
Une variété asiatique de Picrasma quassioides se distinguant par ses axes d'inflorescence lisses et ses usages thérapeutiques traditionnels.
Une variété type d'arbre décidu d'Asie de l'Est, remarquable pour son écorce amère et ses propriétés médicinales.
Une forme rare de Picrasma quassioides d'Asie de l'Est, remarquable pour ses fruits veloutés et ses propriétés médicinales traditionnelles.