Simarouba amer (Simarouba amara)

Simarouba Acajou blanc Arbre paradis Marupa
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Simarouba amara : l'arbre paradis de la forêt tropicale

Au cœur de la canopée tropicale d'Amérique du Sud, le vent agite les cimes lumineuses d'un géant réputé pour sa croissance fulgurante. Le Simarouba amara se dresse majestueusement dans les forêts humides et les savanes, capturant chaque rayon de soleil disponible.

Cet arbre à feuilles persistantes renouvelle son feuillage une fois par an au début de la saison sèche. Cette particularité lui permet d'optimiser sa photosynthèse au moment où l'ensoleillement est maximal dans la jungle.

Taxonomie

  • царство Plantae
  • embranchement Tracheophytes
  • sous-embranchement Spermatophytes (Plantes à graines)
  • Angiosperms
  • mesangiosperms
  • eudicots
  • Superrosids
  • rosids
  • malvids
  • ordre Sapindales
  • famille Simaroubaceae (Simaroubacées)
  • genre Simarouba
  • espèce Simarouba amara (Simarouba amer)

Pouls Vivant

Morphologie

Le Simarouba amara se caractérise par des dimensions impressionnantes et une silhouette élancée s'élevant jusqu'à 35, voire 40 mètres. Son tronc droit peut atteindre un diamètre maximal de 125 centimètres, recouvert d'une écorce lisse de couleur grisâtre à brunâtre.

Son feuillage dense et persistant est composé d'éléments bien distincts :

  • Les feuilles : Alternes et composées-pennées, elles mesurent environ 60 centimètres de long et portent 9 à 16 folioles coriaces de 2,5 à 11 centimètres de long.
  • Les fleurs : Groupées en panicules d'environ 30 centimètres de long, les fleurs unisexuées sont petites, de couleur jaune pâle, et mesurent moins d'un centimètre de long.
  • Les fruits : Se présentant sous forme de grappes de 3 à 5 drupes de 1,5 à 2 centimètres, ils virent du vert vif au rouge-orangé puis au noir violacé à maturité.

Période de floraison

La floraison varie selon la région géographique, survenant généralement de janvier à avril au Panama, de mars à juillet au Costa Rica, et de novembre à décembre en Guyane française.

Janv
Fév
Mar
Avr
Mai
Juin
Juil
Août
Sep
Oct
Nom
Déc

Applications

Le bois léger et tendre du Simarouba amara possède un grain droit et une teinte blanc crème à jaune clair particulièrement recherchée. Il est valorisé localement et exporté pour la fabrication de contreplaqué, de meubles fins, de placages et d'allumettes.

En médecine traditionnelle, cette espèce possède une renommée historique importante :

  • Traitement de la dysenterie : Son écorce amère a été largement exportée en Europe dès le XVIIIe siècle pour soigner la dysenterie et la diarrhée.
  • Propriétés antiparasitaires : Les quassinoïdes présents dans ses tissus luttent efficacement contre le paludisme et l'amibiase intestinale.
  • Préparation médicinale locale : En Guyane, l'écorce est macérée dans du rhum pour concevoir un tonique amer fébrifuge et vermifuge.

Enfin, ses graines permettent de produire une huile comestible de bonne qualité, tandis que les Amérindiens Waika de haute Amazonie extraient de l'arbre une peinture corporelle noire.

Faits intéressants

Les graines de cette espèce voyagent sur de très longues distances grâce aux vertébrés. Des études génétiques sur l'île de Barro Colorado ont démontré que les semis s'établissent en moyenne à près de 400 mètres de leur arbre parent, échappant ainsi aux pathogènes du sol.

Les relations écologiques et chimiques de l'arbre révèlent plusieurs faits fascinants :

  • Le mystère du phosphate : Les sols situés sous les arbres femelles affichent une concentration de phosphate biodisponible plus élevée que sous les mâles, un phénomène lié à la décomposition des fruits et aux animaux attirés.
  • Toxicité pour les animaux : Bien que le bois soit exploité pour la menuiserie, les copeaux de bois utilisés comme litière peuvent être toxiques et empoisonner les chevaux et les chiens.
  • Hôtes de la faune : Les redoutables fourmis balles (Paraponera clavata) établissent fréquemment leur nid à la base du tronc de cet arbre.

Géographie de distribution

  • Brésil
  • Pérou
  • Bolivie
  • Équateur
  • Colombie
  • Venezuela
  • Guyana
  • Suriname
  • Panama
  • Costa Rica
  • Guatemala
  • Honduras
  • Mexique
  • Dominique

Variétés naturelles

Informations techniques

Synonymes du taxon : Quassia simarouba

Bases de données externes : GBIF, POWO, Tropicos